Jeu vidéo “Resident Evil Requiem” et les zombies qui refusent de mourir
“Rien de plus terrifiant que de se retrouver coincé entre un zombie et un mur, les mains tremblantes, agrippées à un pistolet dont les munitions sont sur le point de s’épuiser.” On pourrait en douter à la première lecture, pourtant le critique de The New York Times évoque bien ici un excellent souvenir d’adolescence : sa découverte de Resident Evil, premier du nom. Trente ans après le lancement de la célèbre franchise japonaise, Resident Evil Requiem est sorti sur consoles et PC le 27 février 2026. Et le quotidien américain salue un retour aux sources réussi pour ce nouveau jeu, toujours dans le même genre, baptisé “survival horror”.
Entre “un vieux sanatorium transformé en laboratoire d’expérimentation d’un savant fou” et les rues ravagées de Raccoon City, les joueurs vont faire plus d’une mauvaise rencontre. Les deux héros, Grace Ashcroft et Leon S. Kennedy, doivent composer avec des ressources limitées. En plus d’affronter des créatures peu ragoûtantes, il s’agit aussi de résoudre des énigmes pour progresser dans les niveaux.
Série “Widow’s Bay”, Trembler ou rire, il ne faut pas choisir
Succès auprès des critiques et du public, Widow’s Bay est sortie sur Apple TV au printemps 2026. On y suit les mésaventures du maire aussi mielleux que poltron, Tom (Matthew Rhys), et de son adjointe au bord de la crise de nerfs, Patricia (Kate O’Flynn). Avec le vieux bougon Wyck (Stephen Root), ils doivent faire face à de terrifiants phénomènes surnaturels sur la petite île de Nouvelle-Angleterre. Celle-ci vient tout juste de s’ouvrir au tourisme, et il ne faudrait pas faire fuir les visiteurs.
Pour The A.V. Club, le refus de “se laisser enfermer dans un genre particulier” fait le charme de la série qui emprunte aux codes de l’horreur pour jouer avec. Créée par Katie Dippold (notamment l’une des scénaristes de l’hilarante Parcs et Loisirs), “Widow’s Bay pratique un humour se rapprochant moins de la sitcom que de la farce absurde”, écrit encore le site américain, spécialisé dans la culture pop. Ce cocktail a aussi séduit l’Académie des Emmy Awards : la série a été l’une des grandes vainqueurs lors de la 78e cérémonie de récompenses, en septembre.
Film “Backrooms” Un grand frisson qui envoie dans le décor
La sortie chaudement accueillie de Backrooms (le 17 juin en France) a confirmé l’engouement pour les créations d’une nouvelle génération de cinéastes d’horreur. Après Obsession un peu plus tôt dans l’année, signé Curry Barker, le long-métrage de Kane Parsons est une adaptation de ses propres vidéos YouTube, par lesquelles il s’est fait connaître. L’Américain de 21 ans fait la démonstration de sa créativité dans une œuvre inspirée : un bol d’air paradoxalement irrespirable.
Situé dans les années 1990, le récit suit Clark (Chiwetel Ejiofor), un marchand de meubles qui découvre un portail vers d’étranges lieux dans le sous-sol de son banal magasin. “Les couloirs débouchent sur de nouveaux couloirs, les néons fluorescents grésillent comme des nids de guêpes. Quelqu’un, ou quelque chose, a empilé des lampes et des tabourets au centre d’une pièce, a dispersé des chaises dans une autre, et incrusté des chaussures dans le sol, comme s’il était fait de sable, décrit le Los Angeles Times. Comme si un chaos inconnu avait dévasté les lieux.” Les décors et l’atmosphère méritent à eux seuls le détour.
Quelques cinémas à travers la France ont eu la bonne idée de reprogrammer Obsession et Backrooms, à l’occasion de ce week-end d’Halloween.
Série “Carrie” remet un classique sanglant au goût du jour
Lorsque Carrie (Summer H. Howell) rentre chez elle après son tout premier jour de lycée, elle oublie de préparer le dîner. Car elle est encore toute chamboulée d’avoir découvert un nouveau monde, elle qui a été élevée dans un foyer fondamentaliste chrétien. La réaction de sa mère, Margaret (Samantha Sloyan), ne se fait pas attendre : elles vont jeûner toutes les deux et passer la soirée à prier. Plus tard, l’adolescente en train de découvrir ses pouvoirs surnaturels lui fera payer ce genre de traitement.
Carrie, mise en ligne le 7 octobre par Prime Video, reprend les personnages du roman éponyme de Stephen King (1974, traduit en français chez Gallimard) mais change légèrement le cadre. Ainsi l’héroïne devient dans cette version profondément complotiste. La presse américaine salue une actualisation intelligente qui prouve le caractère inépuisable du classique de la littérature d’épouvante. Selon la critique du magazine Time, c’est même “la première adaptation qui arrive à sortir de l’ombre du Carrie de Brian de Palma [1976].
Film “Hope”, l’injection d’adrénaline venue de Corée
Objet cinématographique à peine identifiable. Les courses-poursuites nerveuses dans les ruelles sont dignes des meilleurs thrillers d’action, les rencontres avec de terrifiantes créatures relèvent de l’horreur et de la science-fiction, mais le tout est aussi saupoudré d’un humour trash et absurde aux moments où le spectateur s’y attend le moins. Hope, qui est sorti ce 28 octobre, est “un film qui fera date dans l’histoire du cinéma sud-coréen”, clame The Korea Times.
Aucune période précise n’est mentionnée dans le récit, mais le critique du journal anglophone de Séoul a reconnu les années 1980. Dans la ville sans histoire de Hope, “Bum-seok (Hwang Jung-min), chef d’un poste de police isolé, intervient après le signalement d’une vache mutilée abandonnée sur une route de campagne. Persuadés qu’un tigre rôde dans les parages, les villageois prennent les armes et partent en quête du prédateur.” Sans trop en révéler, signalons que le responsable de ce carnage est une créature infiniment plus inquiétante qu’un tigre.
“Backrooms” et “Obsession” : l’horreur d’une Gen Z angoissée
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