Consternation. C’est le terme qui résume le mieux le jugement que la presse polonaise porte sur les échauffourées qui ont éclaté dans la nuit de vendredi 30 à samedi 31 octobre, à Varsovie, autour du Tribunal constitutionnel.
La plus haute instance du pays est devenue une institution à la légitimité contestée depuis que les nationaux conservateurs du PiS (Droit et justice) l’ont politisée entre 2015 et 2023. C’est notamment cette cour qui a jugé, en octobre 2020, que l’avortement en cas de malformation grave du fœtus était non compatible avec la Constitution, procédant dans la foulée au durcissement du droit à l’avortement.
Le Tribunal est plongé dans une grave paralysie depuis plusieurs mois : il n’a toujours pas statué sur son budget pour 2027 et seuls trois des huit nouveaux juges choisis par la Diète (la chambre basse parlementaire) ces derniers mois peuvent exercer leur fonction, le président polonais ayant refusé d’assermenter les autres. Une obstruction illégitime selon la Commission de Venise, organisme consultatif du Conseil de l’Europe, qui a rendu un avis sur la question le 13 octobre.
“À jamais dans l’histoire politique du pays”
Mais le spectacle auquel se sont livrés les juges de ce tribunal d’un côté, et de l’autre le président nationaliste Karol Nawrocki et les ma
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