Lorsque Benyamin Nétanyahou a déclaré [en septembre 2025] qu’Israël pourrait être amené à devenir à la fois “Athènes” et une “super-Sparte” [en conjuguant le statut de puissance technologique et démocratique avec l’autonomie militaire], le débat s’est immédiatement focalisé sur les risques d’isolement et d’autarcie : des hommes d’affaires et des économistes ont mis en garde contre les écueils d’une économie refermée sur elle-même, et Nétanyahou a dû expliquer qu’il faisait principalement référence à la nécessité d’acquérir une autonomie en matière de défense.

Mais par-delà les soubresauts politiques se cache une question économique bien plus intéressante : les besoins en matière de sécurité peuvent-ils devenir le nouveau moteur de la croissance ou condamnent-ils Israël à être de moins en moins ouvert et diversifié, de plus en plus centré sur la seule défense ?

Le succès de la Defense Tech

Ce n’est pas une simple question théorique. Selon le ministère de la Défense, les exportations liées à ce domaine ont atteint en 2025 un niveau record de 19,2 milliards de dollars [17,1 milliards d’euros], soit presque 30 % de plus que l’année précédente. Au cours du premier semestre de 2026, les commandes passées auprès de jeunes entreprises de la Defense Tech ont atteint un montant d’environ