Une Française a été tuée dans la collision de deux trains à grande vitesse dans le centre de l’Espagne, mercredi, qui a fait 69 morts, a annoncé samedi 31 octobre le ministère des affaires étrangères. « Nous sommes en lien constant avec sa famille à qui nous présentons toutes nos condoléances. La France exprime sa très vive émotion et adresse toutes ses pensées aux victimes, aux blessés et aux proches de ce terrible accident », a déclaré dans un communiqué le ministère, qui avait précisé jeudi être sans nouvelles de « plusieurs » ressortissants.
Les enquêteurs cherchent toujours à déterminer la cause de l’une des catastrophes ferroviaires les plus meurtrières d’Europe depuis le début du siècle, survenue lorsqu’un train reliant Madrid à Séville a percuté à grande vitesse un train à l’arrêt mercredi. Les autorités ont terminé les autopsies des 69 personnes tuées dans l’accident.
Des habitants et des responsables locaux se sont réunis samedi dans le village espagnol d’Urda, situé dans la province de Tolède (centre), à proximité duquel a eu lieu mercredi la collision, pour une messe en hommage aux victimes. Les bancs de l’église San Juan Bautista étaient bondés. Lors de la messe, l’archevêque de Tolède, Francisco Cerro Chaves, a déclaré aux personnes en deuil que les jours qui ont suivi la catastrophe avaient été comme « un vendredi saint », en reconnaissant qu’« il n’existe pas de mots qui puissent apporter du réconfort » à ceux qui ont perdu des proches.
Le président de la région de Castille-La Manche, Emiliano Garcia-Page, et le maire d’Urda, Manuel Galan Moreno, comptaient parmi les responsables présents à l’office. Les habitants d’Urda, qui compte environ 2 500 personnes, « sont très durement touchés, souffrent énormément et ont un immense besoin de soutien », a déclaré M. Galan Moreno à la télévision publique espagnole TVE avant la messe.