La campagne électorale s’est close à minuit, laissant derrière elle les barnums des meetings et un tapis de tracts dans les rues des villes marocaines. Place au vote. Mercredi 23 septembre, jusque 19 heures (21 heures à Paris), quelque 16 millions de Marocains inscrits sur les listes électorales (pour une population en âge de voter de l’ordre de 28 millions) sont invités à élire les 395 députés qui siégeront pour cinq ans au Parlement de Rabat.
De l’autre côté du fleuve Bouregreg, à Salé, les bureaux de vote sont aisément reconnaissables aux pochoirs appliqués sur leurs murs. Chaque parti dispose d’une case où reproduire le symbole par lequel il s’identifie – un tracteur pour le Parti authenticité et modernité (PAM), une colombe pour le Rassemblement des indépendants (RNI), une balance pour le parti de l’Istiqlal, pour ne retenir que les membres de la coalition gouvernementale sortante.
Seules quelques formations ont peint leur emblème sur ces espaces d’affichage électoral. Sur l’ensemble des 27 partis autorisés à participer au scrutin, de nombreux mouvements politiques s’en sont exemptés, disposant de ressources limitées, et ayant peu de chances de figurer dans la prochaine assemblée. La photographie de l’hémicycle issu des élections de 2021 est très nette : 270 sièges y sont occupés par la majorité gouvernementale, soit 68 % du total des places.
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