Love, etc. La “chalance” sauvera-t-elle les amours de la Gen Z ?
Marre des situationships, du ghosting et, plus globalement, des gens tout mous qui ne savent pas ce qu’ils veulent ?
Ça tombe bien : on est peut-être au crépuscule de la nonchalance. Du moins, c’est ce que laisse à penser la dernière tendance en vogue sur les réseaux sociaux.
“La ‘chalance’, c’est la nouvelle tendance amoureuse radicale de la génération Z”, affirme même le quotidien américain USA Today, qui s’interroge : “Va-t-elle réussir à sauver l’amour ?”
La nonchalance a longtemps servi de prélude (voire de parade) à l’amour.
Qui n’a jamais attendu trois jours avant de renvoyer un message ou reçu un demi-compliment du genre “T’es loin d’être moche” ?
Aujourd’hui, c’est FI-NI. Car “se cacher derrière l’indifférence est une marque de faiblesse”, assure Amy Chan, coach en rencontres amoureuses, à USA Today.
“Loin de l’approchedétachée, passiveet fataliste des relations,les adeptes de la ‘chalance’prônent tout l’inverse.Ils affichent un enthousiasmedébordant. Ils ne masquentpas leurs sentiments.Ils osent exprimer leur désir.Et ils s’investissentpleinement.”
Le quotidien américain USA Today
Chloe Hannigan a 28 ans.
Elle aspire à trouver quelqu’un avec qui se marier et fonder une famille.
Et elle ne cultive pas le mystère autour de ses intentions : “Je n’ai pas le temps pour la nonchalance !” assène cette Australienne de 28 ans.
Souvent, la nonchalance est surtout une façon de se prémunir du rejet.
“Pour la génération Z en particulier, dont les moindres faits et gestes sont exposés en ligne, la peur du cringe [‘gênant’] joue sans doute beaucoup, renchérit The New York Times. Aujourd’hui, une simple tentative de séduction maladroite peut finir par faire le tour des réseaux sociaux.”
James Oliver a 36 ans. Il raconte au quotidien américain avoir fait une pause de six mois dans ses relations amoureuses afin de surmonter sa peur de souffrir.
“Si vous ne supportez pas le rejet ou si vous ne savez pas comment éconduire quelqu’un avec respect, bienveillance et fermeté, alors ce n’est pas la peine de vous inscrire sur les applis.”
“Voilà des années que nous confondons la froideur avec la confiance en soi. Comme si le fait de moins s’attacher vous rendait plus désirable… Alors que c’est tout le contraire : il faut beaucoup de courage pour montrer à quelqu’un qu’il ou elle nous plaît, c’est une prise de risque”, reprend Amy Chan auprès de USA Today.
Pour le quotidien américain, se montrer distant a toujours été considéré comme branché – et ce bien avant Internet.
Mais à l’ère des applications de rencontres, qui ne sont au fond qu’une déclinaison des réseaux sociaux, la nonchalance avec laquelle tant de gens abordent les relations amoureuses est devenue excessive : “Il est temps de rectifier le tir.”
“L’homme ou la femmede votre vie ne va paspartir en courantparce que vous êtestrop démonstratif.”
Chloe Hannigan au quotidien américain The New York Times
Et puis chalance rime avec chance. Une nouvelle ligne de chance dans le creux de la main ?—
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