Comme notre ami Kirikou, la fourmi est petite et vaillante. Elle est surtout très diverse. On ne parle pas ici du nombre d’individus, évalué en 2022 à 20 millions de milliards, mais de celui des espèces. Depuis l’apparition de la première fourmi, il y a 150 millions d’années, la famille n’a cessé de prospérer. Les entomologistes évaluent à environ 14 600 le nombre d’espèces déjà connues. C’est moins que les mouches (80 000 espèces) mais beaucoup plus que nous, les humains, qui ne formons qu’une espèce, faut-il le rappeler. Plus aussi que l’ensemble de la classe des mammifères qui, de la souris à la baleine, en rassemble tout juste 6 500.
Comment le cher insecte en est-il arrivé là ? Tous ceux qui ont suivi avec un minimum d’attention les cours de sciences naturelles au collège le savent : par un processus évolutif que l’on nomme « diversification ». Derrière ce mot se cachent deux mouvements : l’extinction – c’est ce qui est arrivé aux dinosaures il y a 70 millions d’années – et la spéciation. En mobilisant cette fois les mathématiques de l’école primaire, nous aurons compris que le second mouvement aura été, chez les fourmis, plus important que le premier.
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