Admettre ses erreurs est souvent la chose la plus difficile qui soit. Il faut ranger son orgueil, canaliser son ego, revoir sa vision du monde et abjurer son moi du passé. L’exercice requiert du courage, et, heureusement, Gabriele Romagnoli n’en manque pas. Le mea culpa de l’écrivain italien dans les colonnes de La Repubblica est celui de tout un peuple. “Arrêtons donc de raisonner par stéréotypes, clame, solennel, l’intellectuel bolognais. Ce n’est plus au Brésil que le football produit de la joie, mais en Norvège.”
Résumé des épisodes précédents. Orphelins de leur équipe nationale à la Coupe du monde, les Italiens s’étaient résolument rangés derrière le Brésil de Carlo Ancelotti. Or puisqu’un malheur n’arrive jamais seul, la sélection par procuration des Transalpins s’est fait éliminer dès les huitièmes de finale. Bourreau des Brésiliens, des Vikings scandinaves, qui rament sur des drakkars imaginaires et célèbrent leurs victoires (littéralement) tambour battant. La Norvège. Une équipe dont le destin semble bizarrement entremêlé avec celui de l’Italie.
Car si les Transalpins ne sont pas en Amérique, c’est avant tout la faute des Norvégiens, qui, en humiliant à deux reprises les Azzurri lors des qualifications à la Coupe du monde, ont envoyé l’Italie vers un match de barrage qu
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