Les uns en font un “succès”, les autres la jugent totalement “imprudente” : mardi 30 juin, la presse en Espagne reste très partagée sur le bilan à tirer de la régularisation massive de sans-papiers annoncée par la coalition gouvernementale de gauche en début d’année. Une décision qui détonne en comparaison à de nombreux autres pays d’Europe où la politique migratoire se durcit.
Ouverte à la mi-avril, la période de dépôt de dossier se clôture ce mardi soir. “Le gouvernement estimait que [la procédure] bénéficierait à un demi-million de personnes”, se souvient le site du groupe audiovisuel public RTVE. Cependant, “les demandes ont largement dépassé les attentes”, puisque plus d’un million de candidatures ont été déposées, assure le média en citant des données officielles.
Selon le journal conservateur El Mundo, deux tiers des demandeurs sont originaires d’Amérique latine (en particulier de Colombie) et près d’un quart provient d’Afrique (principalement du Maroc). Pour obtenir une autorisation de séjour et de travail d’un an uniquement valable en Espagne, le candidat doit prouver qu’il a séjourné “au moins cinq mois consécutifs” outre-Pyrénées avant le 1ᵉʳ janvier 2026, indique la RTVE.
“Improvisation”
En raison de l’empilement des dossiers, l’administration espagnole fait face à “
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