L’été grec pourrait-il être menacé par… des poissons ? C’est la psychose qui agite la presse depuis plusieurs jours : la Méditerranée orientale se trouve infestée de poissons-lièvres, espèce invasive venue du canal de Suez. “On en attrape entre 100 et 200 par jour. Ils déchirent nos filets, ils détruisent notre matériel, ils mangent le poisson qu’on doit vendre”, témoigne ainsi un pêcheur de l’île d’Astypalea dans les colonnes d’I Kathimerini.
Déjà confrontés à une baisse du nombre de poissons en mer, les pêcheurs grecs doivent désormais lutter contre la prolifération du Lagocephalus sceleratus, cette espèce aux dents acérées.
Le journal de centre droit décrit le poisson-lièvre comme l’une des “espèces sous-marines les plus problématiques de Méditerranée, tant sur le plan écologique que sur celui de la santé publique”. “Le danger qu’il représente pour l’homme est double : toxicologique, d’une part, en cas d’ingestion accidentelle ; et mécanique, d’autre part, car sa puissante mâchoire en forme de bec peut infliger des morsures graves.”
Porteur d’une neurotoxine potentiellement létale, qui paralyse les systèmes nerveux et respiratoire, celui que l’on surnomme aussi “poisson-globe” ne peut être consommé. Ses morsures ont déjà envoyé plusieurs dizaines de personnes à l’hôpital.
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L’invasion silencieuse du poisson-lézard en Méditerranée
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