Il se pourrait qu’on soit sur le point d’aboutir à un accord qui mettrait un terme à la guerre en Iran, et ce n’est pas la première fois. Si celui-ci tient, il conviendra d’en féliciter Donald Trump, et non de le clouer au pilori. Le président américain avait le choix entre une escalade à haut risque, à l’issue incertaine, et une tentative de limiter les dégâts par un accord imparfait.

Stratégiquement parlant, il y a peut-être une autre raison, plus générale, de lui être reconnaissant. Bien géré, l’épisode actuel pourrait en effet être l’occasion de remettre au goût du jour une politique étrangère plus terre à terre, plutôt que de céder aux sirènes de l’idéalisme qui ont une nouvelle fois drossé un président américain vers les écueils de cet interventionnisme prétendant rebattre les cartes géopolitiques et renverser des régimes.

L’argument contre cette guerre n’a jamais été de dire qu’elle était injustifiée. Le régime iranien a du sang américain sur les mains. Nous serions plus en sécurité et le monde meilleur s’il disparaissait ou, en tout cas, s’il était désarmé.

Le jeu n’en valait pas la chandelle

L’argument contre cette guerre était de dire qu’elle était sans doute imprudente et qu’on ne remplirait pas nos objectifs avec les ressources qu’on était prêts à engager. Au bout d’