L’année 2025 a été éprouvante pour les chercheurs qui travaillent sur le changement climatique. Les États-Unis, jusqu’alors respectés dans le monde entier pour leurs investissements considérables dans les sciences, ont soudainement changé de cap. Peu après le début du second mandat de Donald Trump, le gouvernement a entrepris de tailler dans les budgets affectés aux institutions scientifiques du pays : des bourses de recherche ont été supprimées à hauteur de plusieurs milliards de dollars et des milliers de fonctionnaires fédéraux ont été licenciés, de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) jusqu’à l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).
Tout le monde était “en état de choc”, se souvient Aparna Shrivastava, responsable des questions climatiques sous le mandat de Joe Biden. En privé, elle a discuté avec des dizaines d’experts qui venaient de perdre leur emploi ou des financements, mais voulaient poursuivre leurs travaux sur le réchauffement rapide de la planète. Le caractère soudain des coupes budgétaires leur laissait peu d’options.
Tous se demandaient alors que faire, raconte Aparna Shrivastava. Puis les discussions ont fini par se faire en personne. En juillet [2026], lors d’un atelier organisé dans le Colorado par l’Aspen Global Change In
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