La rénovation partielle du fronton ouest du Parthénon est terminée”, annonce le quotidien grec I Kathimerini. Les derniers éléments de l’échafaudage ont été retirés jeudi 18 juin, pour dévoiler “une silhouette complète pour la première fois depuis 220 ans”. Les travaux de restauration, salue I Kathimerini, “marquent une étape importante dans la préservation du temple érigé au Ve siècle avant notre ère” et situé sur l’Acropole, colline du centre de la capitale grecque.

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“Le monument, construit en l’honneur de la déesse Athéna, était composé de marbre blanc agrémenté de décorations fastueuses, afin de démontrer toute la richesse et la puissance de la ville, retrace The New York Times. Deux frontons triangulaires posés sur ses colonnes cannelées géantes - l’un à l’ouest, l’autre à l’est - comportaient autrefois des sculptures représentant des scènes de la mythologie.” Une grande partie de ces frises a été retirée à la demande de Lord Elgin, ambassadeur britannique auprès de l’Empire ottoman au début du XIXe siècle, puis vendue au gouvernement de Sa Majesté. Les trésors se trouvent désormais au British Museum et font l’objet d’un bras de fer diplomatique de longue date entre Londres et Athènes.

Les travaux, entamés voilà près de dix ans, ont servi à combler les espaces vides sur le fronton et à renforcer un mur adjacent. “Les prochaines interventions sur le site”, malmené par la pollution et les effets de rénovations antérieures, “devraient se faire à l’aide de structures plus flexibles, de façon à éviter d’obstruer toute une façade”, rassure I Kathimerini. Monument le plus célèbre du pays, le Parthénon reçoit chaque jour la visite de 10 000 personnes, au point de devenir ces dernières années l’un des symboles du surtourisme à l’échelle mondiale.