Il est la “figure de proue” d’un phénomène né au sein de l’extrême droite brésilienne, celui de femmes et d’hommes qui ont “pratiquement sauté” des réseaux sociaux “pour atterrir sur les bancs” de la Chambre des députés et des Assemblées législatives régionales, relève la correspondante au Brésil du quotidien espagnol El País. À 30 ans, Nikolas Ferreira, suivi par 24 millions d’abonnés sur Instagram, a décroché un second mandat de député fédéral le 4 octobre avec 3,1 millions de voix, un record historique pour la chambre basse.
Dans le sillage de ce parlementaire évangélique élu pour la première fois en 2022 après deux ans au conseil municipal de Belo Horizonte, capitale du Minas Gerais, dans le sud-est du pays, d’autres jeunes figures ultraconservatrices, très suivies en ligne mais encore novices en politique, ont connu une ascension fulgurante lors des législatives.
C’est le cas de l’influenceuse antiféministe Eduarda Campopiano, 23 ans. Élue au conseil municipal d’une ville côtière de l’État de São Paulo, dans le Sud-Est, avec quelque 3 500 voix en 2024, elle a “cultivé une niche d’audience” en ligne et s’apprête désormais à faire son entrée à l’Assemblée législative régionale “avec 2 millions d’électeurs dans la poche”, le meilleur score parmi les élus de cette chambre.
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Le Brésil va-t-il succomber à la vague réactionnaire en Amérique latine ?
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