[Cet article initialement publié le 29 juin 2024 a été republié le 30 octobre 2026]
Partout, des corps collés, agglutinés les uns contre les autres. Il semble se passer des tas de choses sur la piste de danse plongée dans l’obscurité. Des amis font circuler une bouteille d’alcool fort et boivent directement au goulot en chantant à tue-tête les paroles des grands classiques du reggaeton. Un couple de jeunes dans la vingtaine danse sensuellement ; ils échangent un baiser puis se sourient. On voit qu’ils sont amoureux. Un beau grand jeune homme musclé fait danser les filles les unes après les autres. C’est la star de la soirée. Une jeune fille danse pieds nus depuis au moins deux heures dans un coin. Rien ne semble pouvoir l’arrêter : elle bouge comme si demain n’existait pas.
Soudain, le DJ change de morceau, les lumières s’allument et des centaines de personnes sortent leur téléphone pour enregistrer la scène : le moment qu’elles attendaient est arrivé. Elles chantent à pleins poumons, à l’unisson avec Bad Bunny : “Vi que te dejaste de tu novio, baby me alegro. Vamos a celebrarlo en Perro Negro” [“J’ai vu que tu t’étais débarrassée de ton copain, bébé. Ça me rend heureux. On va fêter ça au Perro Negro”]. La frénésie gagne la foule dans un tonnerre de cris. Les corps se frottent l
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